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LE SHABBAT

 

LE CALENDRIER JUIF

Le calendrier se réfère à la création du monde, en 3760 avant l'ère commune selon la tradition juive. Ainsi, l'an 2005 de l'ère chrétienne correspond à l'année 5765 du calendrier juif.

Le calendrier hébraïque a une base à la fois lunaire et solaire. Il suit une année lunaire de douze mois, dont chacun compte 29 ou 30 jours (soit 354 jours). Mais comme les fêtes bibliques suivent les saisons agricoles de l'année solaire (soit 365 jours), il faut combler la différence de onze jours entre l'année lunaire et l'année solaire. On ajoute donc un treizième mois sept fois par période de dix-neuf ans. Les douze mois portent des noms d'origine babylonienne : Nissan, Iyar, Sivan, Tammouz, Av, Eloul, Tichri, Hechvan, Kislev, Tèvèt, Chevat, Adar. Ve Adar est le mois supplémentaire.

Une journée commence au coucher du soleil et s'achève le lendemain au coucher du soleil. Le Chabbat (septième jour) commence le vendredi soir et se termine le samedi soir. Toutes les fêtes commencent également au coucher du soleil.

LE SHABBAT

 

Septième jour de la semaine, jour de repos, le Chabbat est aussi le fondement du judaïsme. Il est considéré comme l'apogée de la Création du monde et le repos s'applique à toute la maisonnée, y compris aux animaux, au personnel de maison et aux invités de passage (c'est le quatrième des Dix Commandements, voir Deut. 5 :12-16 et Ex. 20 :2-14).

La base de cette ordonnance se trouve dans la Genèse : «Ainsi furent achevés les cieux et la terre et tout ce qu'ils renferment. Dieu acheva à l'entrée du septième jour l'œuvre qu'il avait faite et il se reposa le septième jour de toute l'œuvre qu'il avait faite. » (Genèse 2 : 1-2)

Le Chabbat commence le vendredi à la tombée de la nuit et se termine le samedi soir dès l'apparition de trois étoiles. C'est un jour de joie et de recueillement, où toutes les préoccupations de la semaine doivent être laissées de côté. C'est un moment hors du temps, un moment où l'on cesse de transformer le monde, de créer (même de la lumière), où l'on se consacre à la réflexion, à l'étude de la Torah, à la discussion en famille et entre amis, au repos. L'hospitalité est une des valeurs traditionnelles du Chabbat. Les repas, notamment, se prennent en famille et avec de nombreux amis.

Le Vendredi soir, environ vingt minutes avant le coucher du soleil, les femmes allument deux bougies en récitant une bénédiction, qui marque le début du Chabbat. Au retour de la synagogue, la famille se réunit autour de la table et on se souhaite « Chabbat Chalom » ! Souvent, le père bénit ses enfants. On récite d'abord la bénédiction sur le vin (« Kiddouch »), puis celle sur le pain (deux «Halot » confectionnées spécialement). Le repas est festif, comportant des mets qui sortent de l'ordinaire. Il s'achève par des chants joyeux. Le samedi matin, on se rend à la synagogue pour la prière, au cours de laquelle est lu un passage de la Torah.

On rentre chez soi pour le repas de midi où est pratiqué un rituel semblable à celui du vendredi soir. L'après-midi est consacré au repos, à l'étude des textes bibliques, à la discussion en famille et entre amis. Pour marquer la fin du Chabbat, appelée « Havdala » (« séparation »), on prononce quatre bénédictions : sur le vin (sanctification), sur les épices (qui rappellent la douceur du Chabbat), sur les bougies (la fin de l'interdiction d'allumer du feu) et sur la séparation elle-même. On se souhaite ensuite une bonne semaine (« Chavoua tov » !).

La Torah donne quelques indications sur l'interdiction d'accomplir certaines tâches pendant le Chabbat, notamment allumer du feu (Ex. 35 :2-3), labourer et moissonner (Ex. 34 :21), étendues au travail en général. Il existe des situations qui annulent les interdictions du Chabbat : la circoncision d'un nouveau-né le huitième jour et les préparatifs nécessaires à cette cérémonie sont permis le Chabbat. De même, tout doit être mis en œuvre pour aider une femme qui accouche et, plus généralement, pour sauver une vie humaine.